MAIRIE DE SAXI-BOURDON Le Bourg, 58330 SAXI-BOURDON | : 03.86.58.27.70 | Nous écrire
Mairie Commune Saxi-Bourdon Nièvre Saint-Saulge

L'histoire et Patrimoine de Saxi-Bourdon

On sait peu de choses sur les origines de Saxy Bourdon (que l’on écrit maintenant Saxi Bourdon). Une voie romaine secondaire traversait le territoire venant de Rouy et allant vers Huez(Bona). Au IXe siècle, l’édit de Pistes conseilla aux seigneurs de construire des maisons fortifiées. Ce qui fut sans doute à l’origine des 6 mottes féodales (construction visant à défendre une terre au début du moyen-âge. Il s’agit d’une tour de guet entourée d’une palissade et construite en hauteur sur une motte de terre, elle-même protégée par un fossé. La motte féodale est l’ancêtre du château fort) recensées par l’archéologue Magdelaine. A Lathenon se trouvent les traces de l’une d’entre elles. Le territoire, à partir du Xe siècle aurait été partagé entre deux seigneuries, celle des Saint Saulge qui possédaient le château de Fourcherenne et celle des de Saxy.

L’histoire est mieux connue à compter de la fin du XIVe siècle. Le château de fourcherenne qui aurait été bâti en dur vers cette époque sera transformé par Pierre du Verne, l’un des maîtres d’hôtel de Jean de Clamecy, le comte de Nevers. Ce château passera de père en fille, des du Verne aux Fontenay puis aux Babute avant d’être acheté en 1628 par Florimond Rapine, conseiller et procureur général du Duc de Mantoue. Son fils Pierre achètera en 1640 la seigneurie de Saxy réunissant ainsi les deux seigneuries. Elles demeureront dans la famille Rapine jusqu’à la révolution.

Acheté lors de la révolution par un nommé Vincent, le château de Fourcherenne fut ensuite vendu à Durand de Faÿe et resta dans cette famille en passant à chaque génération de père en fille jusqu’à Mme Longchampt Dulignier actuelle propriétaire.

Deux des propriétaires furent maires de Saxy Bourdon, Durand de Faÿe et Pellecier. Au cours du XIXe siècle l’histoire de Saxy Bourdon est analogue à celle de beaucoup de petites communes. Le curé constitutionnel Bernard Antoine Frébault fut le premier maire élu en 1790. La population fut invitée à manifester son zèle révolutionnaire. C’est ainsi que fut exploitée de façon intensive le salpêtre que produisaient les murs de l’église, au risque de la mettre en péril.

En 1795, sous le directoire, la commune perdit sa mairie et dépendit un temps de la municipalité cantonale de Rouy. Bonaparte rétablit la municipalité dans chaque commune et jusqu’à 1815, celle de Saxy Bourdon fut dirigée par le maire Amable des Ulmes, le châtelain de Trougny. Pendant les cent jours, Pierre Courtoux fut élu maire bonapartiste mais n’eut pas le temps de siéger.

Sous les règnes de Louis XVIII et Charles X se succédèrent le meunier Nicolas Melaine et le notaire François Javon.

Au lendemain des trois glorieuses le ministre Guizot avait nommé Durand de Faÿe. Mais les élections de 1830 portèrent un nommé Jean Grisard meunier du foulon de Pontillard, à la mairie. Une cabale dénoncée par les supporters de Grisard aboutit cependant. Grisard est débarqué par le préfet qui nomme … Durand la Faÿe. Celui – ci restera en poste jusqu’en 1848.

En 1848 ce sont les républicains qui l’emportèrent. Ils portèrent à la tête de la mairie Jean Baptiste Grisard, le fils de l’ancien maire. Belle revanche mais de courte durée puisque le président de la république Louis Napoléon Bonaparte le révoque dès le 21 février 1850.

A la veille du coup d’état de 1851, les républicains inquiets se mobilisent dans des sociétés secrètes. Le Général Pellion procède dans le département à de nombreuses arrestations préventives. Plusieurs habitants de Saxy Bourdon sont arrêtés : Philibert Trameçon, Marcel Jolly, Edme Courtoux dit Fortuné pourtant le fils de l’ancien maire bonapartiste et Jean Baptiste Grisard, l’ancien maire tenu par le juge Lassier de Saint Saulge comme l’un des meneurs du mouvement dans le canton. Ces deux derniers sont condamnés à être transportés en Afrique.

Pendant toute la durée du second empire, la commune fut dirigée par Louis Petit dit Louiset puis par Pelletier, fils d’un général du 1er Empire. Avec le retour de la République, c’est Fortuné Courtoux qui devient maire.

C’est sous son majorat qu’en 1885 la mairie décida de démonter le clocher en bois de l’église qui menaçait ruine. Les cloches furent descendues et installées pendant plusieurs décennies sur des bâtis en bois sur le parvis de l’église. Cette installation fit le bonheur des photographes et vendeurs de cartes postales.

A la mort de Fortuné lui succéda un maire modéré, Jean Bernard, jusqu’en 1900.

A cette date c’est la gauche radicale et socialiste qui emporte les élections municipales. Trois maires de cette tendance se succèdent : Jean Gaudry jusqu’à sa mort en 1906, Jean Baptiste Briland, le cabaretier, puis Edme Fleury qui sera le maire pendant la Première Guerre Mondiale.